
Origine Burmeses
Bien que le mot « burmese » signifie « birman » en anglais, il n'a rien à voir avec le sacré de Birmanie.
Le Burmèse, ou "chat- zibeline" est le bijou sépia aux yeux d
’or des amateurs.Elle n
’a pas eu beaucoup de succès face aux siamois aux yeux bleus et à robe contrastée.
De Wong Mau a aujourd'hui
Le Burmèse, ou "chat- zibeline" est le bijou sépia aux yeux d’or des amateurs. Le burmese est sans doute une des races félines les plus anciennes puisque l’on trouve des représentations de chats de couleur brune dans divers manuscrits extrême-oriantaux.
Mais l
’histoire officielle du burmese commence bien plus tard avec l’arrivée en occident d’une petite chatte à la robe marron et aux yeux dorés appelée "WONG MAU".Wong Mau – joyau de l’Orient
La fin du XIXe siècle et le début du XXe ont été d
’une richesse infinie pour l’élevage félin naissant.Elle n’a pas eu beaucoup de succès face aux siamois aux yeux bleus et à robe contrastée.
Mais le Major Thomson se doutait qu’elle avait quelque chose de différent. Avec l’aide d’amis éleveurs, et sur le conseil d’un généticien, il s’est mis à faire des croisements avec d’autres chats venus principalement de Thaïlande et avec des siamois. Wong Mau, quand elle a été croisée avec des siamois chocolate Tai-Mau, redonnait de temps en temps des chatons de cette couleur et aujourd’hui on pense qu’elle n’était pas vraiment une burmese mais une tonkinoise, c’est à dire une chatte d’une couleur intermédiaire entre celle du burmese et celle du siamois.
L’important c’est que l’intérêt croissant des éleveurs pour ces chats aux couleurs étranges était suffisant pour que la race soit reconnue par la C.F.A., le plus grand club américain, faisant du burmese la première race de chat à pédigrée créée aux Etats Unis.
Cependant, la race burmese a connu encore bien des problèmes. Le nombre de chats disponibles à la reproduction était très faible et certains éleveurs ont eu recours à des croisements sous le manteau avec des siamois. Alertée de la fraude, la C.F.A. a suspendu l’inscription des burmeses en 1947. Avec beaucoup de difficultés, mais aussi beaucoup d’opiniâtreté, les éleveurs américains ont entièrement rebâti la race sur de nouvelles bases, reprenant le meilleur de Wong Mau mais interdisant désormais les mariages avec des siamois. Quand, dix ans plus tard, la race a de nouveau été reconnue, le standard avait volontairement évolué vers un chat beaucoup plus lourd, dans le but de différencier définitivement le burmese de ses ancêtres siamois.
Au même moment, les premiers burmese partaient en Grande-Bretagne, où ils allaient connaître une renaissance. Les éleveurs anglais n’avaient pas le passif douloureux des éleveurs américains avec les siamois car ils héritaient d’une race déjà toute faite. Créateurs dans l’âme, ils n’hésitèrent pas à reprendre régulièrement des siamois pour faire naître des chatons de couleurs de plus en plus variées : bleu, chocolat, lilas et même rouge, crème et tortie alors qu’en Amérique, les éleveurs n’acceptaient plus qu’une seule couleur, le sable ou zibeline.
Bientôt la séparation entre les burmeses anglais et les burmese américains sera définitive.
Dans les années 1970 aux Etats Unis, l’emploi de quelques chats d’exposition comme Day-Ho-Hobo of Saganzure ou Good Fortune Fortunata’s a renfoncé le type du burmese américain (tête arrondi, front bombé, yeux ronds et corps ultra court).
Tandis que les Anglais sont restés fidèles au modèle d’origine.
Il arrive en France en 1956. Dès l
’année suivante, ils étaient présents dans une exposition parisienne.